UE/OGM - Interdiction maintenue du MON810 en Hongrie et Autriche (archive)

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UE/OGM - Interdiction maintenue du MON810 en Hongrie et Autriche

lundi 2 mars 2009 13h32
 
 

BRUXELLES, 2 mars (Reuters) - Les Etats membres de l'UE se sont prononcés contre la levée des interdictions hongroises et autrichiennes sur le maïs OGM MON810, également frappé d'une clause de sauvegarde en France, a annoncé lundi la présidence tchèque de l'Union européenne.

Seuls quatre Etats membres - le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Finlande et la Suède - se sont prononcés en faveur de la levée de cette interdiction d'utiliser et vendre le maïs de l'américain Monsanto (MON.N: Cotation), les autres votant contre, ont précisé ces diplomates.

Les Vingt-Sept ont également se sont également prononcés contre la levée de l'interdiction en Autriche du maïs T25, développé par Bayer (BAYG.DE: Cotation).

"Je ne vois pas pourquoi nous devrions favoriser les intérêts d'une seule compagnie américaine alors que les citoyens de l'UE sont majoritairement contre", avait estimé le ministre allemand de l'Environnement, Sigmar Gabriel, avant le vote.

"S'il n'y a aucun nouvel élément, alors j'ai l'intention de me prononcer contre la Commission européenne", avait-il dit.

La clause de sauvegarde permet à un pays de l'UE d'interdire la culture d'un OGM même si celui-ci est autorisé au plan communautaire, à condition de le justifier scientifiquement.

Outre Vienne et Budapest, la France et la Grèce ont elles-aussi notifié en février 2008 et début 2006 de telles clauses de sauvegarde sur le MON810, le seul OGM qui peut être pour l'instant cultivé dans l'UE aux fins de commercialisation.

Ces clauses devraient faire l'objet d'un vote des Vingt-Sept lors d'une prochaine réunion des ministres de l'Environnement ou de l'Agriculture.

Mi-février, les experts des biotechnologies de l'Union européenne n'avaient pas pu se mettre d'accord sur l'approbation ou le rejet de la demande de la Commission européenne qui veut obliger Paris et Athènes à autoriser la culture du maïs OGM.

De son côté, le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, a fait valoir que la question de la dissémination dans la nature des cultures OGM, à l'origine de la clause de sauvegarde, était toujours d'actualité.

L'autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) a toujours estimé qu'aucune preuve scientifique ne justifiait les embargos alors que sept pays de l'Union européenne ont utilisé l'année dernière des semences OGM dans leurs champs.

L'Espagne, la République Tchèque, l'Allemagne, la Pologne, le Portugal, la Roumanie et la Slovaquie, ont cultivé des semences transgéniques sur quelque 107.719 hectares en 2008.

(Julien Toyer, avec Ilona Wissenbach)

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