JP Oury OGM querelle idéologique pas si sur ? voir les comentaires (archive)

Publié le par evergreenstate

 
Je suis devenu ogm sceptique ,non pas par "naturalisme" ideologique et ni
rejet de la science mais par le constat progressif de la déviance d'une techno-science  "hors sol"  tellement spécialisée et concentrée sur des objectifs reducteurs ,qu'elle en a complétement oublié le contexte global du vivant dans le quel elle s'inscrit.

Cette omission systématique est  bien la tradition du modèle agro-technique (engrais pesticides)  car il ne peut répondre à l'analyse critique face à l'érosion des sols, de l 'effondrement de la biodiversité, et maintenant de l'urgence de la nécessitée  de la réduction des gaz à effets de serre, dont il porte une part important de de la responsabilite.

C'est aussi  pour tout ce que ce modèle  soustend:


 1 Les plantes resistant aux insecticides, donc  pour répandre un peu plus de  round up !


 2 Des plantes bricolées afin de ne pouvoir réutiliser les semences (dcnc des agriculteurs soumis aux semenciers : cfr les suicides de paysans ruinés en Inde apres avoir"acheté" du coton ogm).

3 Une pollution du vvant par disimination maintenant constatée 

4 Une fuite en avant cyniquement souhaitée, pour empécher tout retour en arrière

 5 Un hold up sur la proprieté du vivant et !

voici donc un article qui pose  le débat en termes d"idéologie, à mon sens ce débat est dépassé , il  était valable il y a quelques années bien qu' il existe effectivement un noyau anti-ogm par idélogie, par contre ce qui m"ennuie cest de ne voir aucune contradiction apportée à Christian Velot , Gilles Seralini comme s'ils n'existaient pas .. ni meme sur les études indépendantes et sur les objections de la recherche fondamentale.

Le débat technique, nous l'attendons donc, mais sur de réelles bases scientifiques c'est à dire avec une approche globale. et contrairement au discours scientiste finalement idéologique de ses promoteurs. Il n'est pas aussi sur que comme le
laisse croire les semenciers, que la science fondamentale leur donne raison. 

Il me semble que parler d'idéologie est souvent là pour masquer la non réponse
aux objections scientiques.

Il est frappant de voir que beaucoup "anti-écolos" aiment avoir en face d'eux des écolos fanatiques ou feinfrent de ne voir ceux-ci ,ce qui leur permet de faire un amalgame simpliste et de faire jouer les vieux réflexes idélogiques

Bové = Gauchisme = Anti Progrès = Anti Science  etc ...

Non ce sont des citoyens informés qui en ont assez des des discours de Com de marketing qui n'apportent aucune réponse aux vraies questions.

Es ce pour cà qu 'on a tenté de couper les crédits à Christian Vélot ?
(Horreur un scientifique qui vulgarise la question !)
 









Point de vue
Les OGM, querelle idéologique, par Jean-Paul Oury
LE MONDE | 20.05.08 | 08h06  •  Mis à jour le 20.05.08 | 08h06

lors que le couac historique provoqué par Nathalie Kosciusko-Morizet au sein des rangs des députés UMP au début du mois d'avril semblait oublié, c'est un couac beaucoup plus important qui a eu lieu le 13 mai, avec le rejet du texte de loi sur les OGM. Les députés UMP auraient été en nombre insuffisant au moment de la présentation du texte. La vérité, c'est que certains d'entre eux ont voté avec leurs pieds et d'autres se sont abstenus.

 

 

A la suite de Nathalie Kosciusko-Morizet, qui est devenue l'héroïne des anti-OGM après avoir fait la "une" de Libération et donné l'accolade à José Bové, c'est donc au tour des députés UMP anti-OGM de sortir du bois pour manifester leur opposition et illustrer cette vérité : la contestation anti-OGM n'est pas le monopole de la gauche. Vérité qui, au demeurant, n'est pas un scoop. Puisque malgré sa légère friction avec Mme Kosciusko-Morizet, Jean-Louis Borloo n'a jamais caché son inimitié à l'égard des plantes génétiquement modifiées.

Il n'hésite d'ailleurs pas à rappeler à chacune de ses interventions que ce projet de loi est le plus sévère et le plus contraignant que l'on puisse trouver en Europe. Aux côtés de Borloo et Morizet, le député mosellan Grosdidier, le sénateur Legrand se sont manifestés. Et on pourrait également ajouter Corinne Lepage, Alain Juppé et Roselyne Bachelot.

Quant à Nicolas Sarkozy, on se demande toujours ce qu'il pense : entre la position réfractaire qu'il a soutenue lors du Grenelle de l'environnement, position qu'il a rappelée lors de son dernier discours télévisé, et le fait qu'il soit le seul candidat à la présidentielle à n'avoir pas déclaré qu'il signerait un moratoire sur les OGM, on est perdu.

A reprendre la liste que l'on vient d'énumérer, on serait presque tenté d'affirmer que la droite est anti-OGM, et ce ne sont pas les événements d'hier qui nous contrediront. Il semble impossible d'affirmer la proposition contradictoire selon laquelle "être de droite, c'est forcément être pro-OGM".

LA ZIZANIE AU SEIN DES PARTIS POLITIQUES

Quand on regarde dans le camp adverse, on est également perdu : contre l'autre a priori, qui voudrait que les anti-OGM soient forcément de gauche, de Claude Allègre à Jean-Yves Le Déaut, en passant par Michel Charasse, on trouve toute une liste de fervents partisans de la transgenèse végétale. Sans oublier, bien évidemment, que c'est sous Lionel Jospin qu'a eu lieu la première autorisation de culture de maïs OGM sur le sol français.

Et on pourrait encore aller plus loin en citant le cas d'Yann Kindo, candidat aux législatives pour la LCR, qui se déclare pro-OGM et anticapitaliste tout à la fois, ou encore celui de Gilles Mercier, chercheur à l'Inserm et militant du PCF, qui publie des tribunes dans L'Humanité pour enjoindre ses camarades de bien vouloir cesser leur obscurantisme anti-OGM.

Alors, bien évidemment, on pourra toujours dire qu'il y a plus d'opposants à gauche qu'à droite, et surtout que c'est là que l'on trouve les contestations les plus virulentes : il suffit d'observer le "cas Royal". La présidente du conseil régional de Poitou-Charentes a décidé d'accorder des aides aux agriculteurs de sa région, à condition que ceux-ci s'engagent à ne pas semer d'OGM pendant quinze ans. On comprend alors à quel point les OGM peuvent propager la zizanie au sein des partis politiques.

Aussi, il apparaît clairement que ça n'est pas l'appartenance à une famille politique qui définit le fait que l'on soit plutôt pro, ou plutôt anti. En ce sens, la querelle des OGM n'est pas politique, elle est idéologique : elle oppose deux visions du rapport "homme/nature" qui se trouvent également réparties à gauche et à droite : la position qui consiste à se définir comme anti-OGM est une vision conservatrice du vivant.

Elle est, comme nous l'avons démontré par ailleurs, issue d'une philosophie naturaliste qui voit la nature comme un patrimoine à conserver et auquel l'homme resterait soumis. De ce point de vue, toute "manipulation" devient suspecte, alors que les produits qui sont estampillés "naturels" apparaissent, eux, comme étant au-dessus de tout soupçon.

Cette vision refuse la transgenèse végétale parce qu'elle la suspecte de ne pas être un "moyen naturel" de production du vivant. A contrario, l'autre vision, elle, peut être caractérisée de "progressiste" en ce sens qu'elle part du principe que l'homme a depuis toujours modifié le vivant et son environnement et que cette capacité de modification est la condition même de sa survie.

De ce point de vue, les "solutions OGM" se justifient par le fait que ne pas développer cette technologie possible fait courir un risque plus grand à l'humanité : celui de se priver d'un outil indispensable à sa survie. D'un côté, on croit donc que le salut de l'homme passe par sa capacité à sauvegarder un équilibre avec la nature, de l'autre, on considère plutôt que cet équilibre qui n'existe pas de fait est à trouver et, par conséquent : l'homme est libre de "reprogrammer" le vivant en question.

SI LA QUERELLE DES OGM EST DE NATURE IDÉOLOGIQUE, LA SOLUTION EST DE NATURE POLITIQUE

Le problème qui devrait en toute évidence se poser au politique n'est pas alors foncièrement de faire la promotion de l'une de ces visions aux dépens de l'autre, mais bien de trouver les règles qui leur permettent de coexister. Bien sûr, pour que cette cohabitation puisse se faire, il faut qu'une solution technique la rende possible. Or, comme il est reconnu par tous les scientifiques qui se sont penchés sur le sujet, pour les OGM, comme pour les semences classiques, la coexistence est possible et des mesures peuvent être prises pour que le maïsiculteur OGM n'empêche pas le fermier bio de respecter son cahier des charges.

De même que la traçabilité des semences permet l'étiquetage et, donc, donne le choix au consommateur. On ne voit pas, dans ce cas, pourquoi on devrait interdire une technologie qui fait ses preuves partout dans le monde, pour faire plaisir à un lobby anti-OGM. On n'imagine pas non plus un lobby pro-OGM qui réussisse à imposer la technologie de manière unilatérale, sans laisser le choix au consommateur final, d'où l'étiquetage. C'est à ce moment que resurgit notre problème initial : si la querelle des OGM est de nature idéologique, la solution, elle, est bien de nature politique.

Encore faut-il pour cela que les politiques aient un véritable courage et une vision claire de ce que doit être une démocratie libérale : un système qui vise à donner le plus de choix possible à tous les citoyens en optimisant les libertés de chacun et non de promouvoir une idéologie ou un modèle de société aux dépens d'un autre, en cédant à la pression d'un groupe qui voudrait, imposer à autrui sa vision du monde et ses valeurs.


Jean-Paul Oury est docteur en histoire des sciences et technologies

 

 

les commentaires


 
 
 
Lio
20.05.08 | 09h47
Les conclusions de cet article sont vraiment incroyables: technologie qui a fait ses preuves (pour qui? de quel point de vue?), tous les scientifiques d'accord pour dire que la cohabitation est possible (on entend tous les jours l'inverse!), etc. Conclure un article par de telles inepties suffit à discréditer tout le reste!

Maurice
20.05.08 | 09h44
Il est écrit comme si cela était une vérité démontrée et reconnue: "comme il est reconnu par tous les scientifiques qui se sont penchés sur le sujet, pour les OGM, comme pour les semences classiques, la coexistence est possible et des mesures peuvent être prises pour que le maïsiculteur OGM n'empêche pas le fermier bio de respecter son cahier des charges." Cette affirmation facilite grandement le raisonnement qui suit mais n'est qu'un raccourci (mensonge) éhonté.

Jens
20.05.08 | 09h24
Comment peut-on encore pondre (pour être poli) de tels articles ? Vacuité abyssale du raisonnement (les OGM nécessaires à la survie de l'humanité !), arguments fallacieux mais franchement imbéciles (quel intérêt y a-t-il à citer quelques noms ne reflétant pas les dominantes de chaque camp ?), aspects essentiels du sujet éludés (risques environnementaux et sanitaires), le tout empaqueté dans un fatras d'a priori purement politiques (la démocratie libérale !). J'avoue que les bras m'en tombent...

mdnor
20.05.08 | 09h23
Bravo, cher JP OURY, enfin un éclaircissement sur les OGM qui permet de voir "clair"... surtout dans notre paysage où les "brouilleurs" sont nombreux & non pas seulement sur les OGM !!

toto
20.05.08 | 08h55
La culture OGM est-elle exempte de tout effet néfaste sur le milieu naturel ? Parce qu'elle permet des rendements élevés, ne va-t-elle pas peu à peu condamner les exploitants "classiques" ? Ne va-t-elle pas, à terme, rendre l'agriculture mondiale dépendante de quelques semenciers en position d'imposer leur loi ? Souhaiter des réponses claires à ces questions n'est pas entretenir une querelle idéologique, n'en déplaise à l'auteur de cet article résolument pro-OGM.

Mathilde H.
20.05.08 | 08h46
M. Oury, restez par pitié dans votre domaine de compétence: "une technologie qui fait ses preuves partout dans le monde"! Ne lisez vous pas la presse anglo-saxonne? Ah, pardon c'est en anglais... On y apprend que les Sojas GM produisent 20% de moins qu'une variété classique. Oui on sait introduire des gènes pour obtenir un produit particulier. Non on ne maîtrise pas le lieu d'insertion, ni les conséquences de cette insertion sur d'autres produits de l'organisme modifié: technologie pas finie!

Dubonsens
20.05.08 | 08h45
M. Oury ne parle pas des choses qui font douter des OGM : la dissémination et les monopoles des producteurs de semences... Exit aussi le fameux principe - constitutionnel - de précaution. Pas très objectif donc ce monsieur !

tatooin
20.05.08 | 08h31
Article intéressant, a l'exception d'une erreur MAJEURE de l'auteur: "la coexistence est possible et des mesures peuvent être prises pour que le maïsiculteur OGM n'empêche pas le fermier bio de respecter son cahier des charges." C'est bien la le probleme, la coexistence n'est PAS possible a moins de cultiver sous serre ! Sinon pourquoi les assureurs persisteraient-ils a refuser d'assurer les risques de contaminations génétiques par les OGMs ?
Referendumeuropéen
20.05.08 | 11h05
M.Oury ne veut pas parler idéologie européenne et démocratie, ni envisager des éclaircissements sur le fond, au niveau des institutions européennes: renforcement à l'américaine des lobbies de commerçants et de producteurs (Monsanto, FNSEA, etc.). L'emploi de solutions depuis longtemps éprouvées permet d'empêcher toute discussion citoyenne:on accuse ses adversaires d'idéologie, mais on écrit soi-même l'appel d'offres et on définit le cahier des charges à son avantage pour forcer le citoyen muselé

 
Aimable
20.05.08 | 11h00
"pour les OGM, comme pour les semences classiques, la coexistence est possible" !!! C'est comme dire que les rejets nocifs des centrales d'un pays nucléarisé ne peuvent toucher un pays qui ne l'est pas du tout. La solution envisagée à la soi-disant "survie de l'humanité", elle est bien obcure. A tout prendre, il vaut mieux se contenter de la portion congrue que de finir empoisonné comme des rats. La querelle n'est ni politique ni idéologique. C'est la soif d'argent qui est au coeur du problème.

Lait sans Urine
20.05.08 | 11h00
Du Maïs sans OGM, c'est du maïs ou il y a moins de 0,9% d'OGM. Imaginez du lait sans urine : c'est du lait ou il y a moins de 0,9% d'urine...

Mèrenature
20.05.08 | 10h56
Comment la coexistence est-elle possible, si l'extension des OGM se fait aux dépens des cultures naturelles, dans la mesure ou la contamination est irréversible? Aucun scientifique ne garantit jusqu'à présent la préservation des végétaux naturels: en milieux clos, avec des déclarations et contrôles stricts.Accuser de querelle idéologique ses opposants, c'est l'argument pro-européen et néo-libéral habituel qui permet d'éviter tout débat démocratique et citoyen au sein des institutions de l'Union.

Alexandre F.
20.05.08 | 10h52
Contrairement à ce que prétend J.-P. Oury; le maïs OGM va nécessairement contaminer le maïs non OGM. Par ailleurs, les OGM actuellement cultivés ne servent qu'à enrichir les producteurs de semences et pendant 3 ans les agriculteurs. Ils n'augmentent pas les rendements, ne règlent en rien la faim dans le monde et éliminent les variétés locales de maîs et de coton, etc. À quand le maîs demandant moins d'eau et la fin du monopole du round-up? Alexandre F.

Popy
20.05.08 | 10h43
Les OGM ont une meilleure rentabilite et reviennent donc moins chers pour le consommateurs. Etant donne que nombre de francais font le choix du portefeuille (nous n'en avons pas d'autre!!!), nous risquons tous de manger OGM dans quelques annees si leur culture est permise (sauf peut etre les bobos). Une question est donc eludee ici: Doit on laisser au marche le soin de definir seul ce que nous allons manger?

Philippe F.
20.05.08 | 10h41
Le Dr Oury feint-il l'ignorance et construit-il un lit de Procuste au service des semenciers et autres profiteurs ? Ceci est indigne d'un scientifique et nous renvoie avec cette « querelle idéologique » aux pires moments du stalinisme avec Lyssenko. Non monsieur, la vie n'est pas affaire d'idéologie ! Ne pas tenir compte de la gravité des conséquences imprévisibles dues à la dissémination des OGM dans la nature est de l'inconséquence, voire pire. Être conséquent ce n'est pas être conservateur !

skiron
20.05.08 | 10h39
Querelle idéologique ? L'auteur de cet article devrait lire l'ouvrage "Le monde selon Monsanto". Il verra que que l'idéologie n'est pas la seule en cause. Ou alors c'est d'une idéologie très spéciale dont il s'agit. Les débats ont lieu autour de la corbeille et pas dans les cercles politiques. J'ai le sentiment que si nous examinions les pratiques occidentales avec le même regard critique que celui utilisé pour charger l'URSS, l'Iran ou la Corée, l'Occident aurait une autre image !

ogm
20.05.08 | 10h36
Tout ceci est pure politique. avec cette conséquence qu'on va dépendre de quelques semenciers qui effectivement ne seront pas français, mais américains, chinois et autres et n'empêchera pas que les OGM sont déjà dans nos assiettes. Quand aux effets néfastes, tout a des effet néfaste selon l'utilisation qu'on en fait, pour autant on n'interdit pas tout. Le maïs OGM ne va pas vous transformer en géant vert.

philippe p.
20.05.08 | 10h32
Comme toujours, on pense avoir affaire à un discours équilibré et argumenté et on arrive sous un couvert objectif à des conclusions hâtives et spécieuses. La ligne de partage se situe beaucoup moins entre "vision conservatrice du vivant" et "OGM comme outil indispensable à la survie de l'humanité" qu'entre vision à court terme égale fuite en avant et vision à long terme visant à préserver les grands équilibre écologiques essentiels à cette même survie.

ToutEstSimple
20.05.08 | 10h32
Vous êtes payé combien par les grands semenciers pour écrire vos articles ? La coexistence entre les cultures OGM et les cultures naturelles est IMPOSSIBLE, tout le monde le sait, la réalité des cultures en plein champ l'a montré. Si les OGM sont cuktivés en plein champ, tout devient OGM à terme. Point barre. Le reste n'est que littérature et propos du lobby des semenciers OGM.

Denis J.
20.05.08 | 10h22
Ce qui est en question -aussi- dans le débat, éminement politique, c'est la domination des semenciers, pour qui les OGM sont un passage obligé. Et derrière tout ça, la folle mondialisation agricole, avec appauvrissement des sols, libre choix laissé à ceux qui spéculent sur les grains, ou qui s'orientent vers les agrocarburants. La politique, c'est essayer de définir un ensemble de règles à l'intérieur desquelles chacun est libre, ce n'est pas de supprimer toutes les règles.

L.Leuwen
20.05.08 | 10h21
Excellente analyse. La querelle est de nature idéologique, c'est-à-dire quasi religieuse. Et la violence est bien dans le camp des croyants, des "antis". La vraie question posée par les OGM, c'est celle de la brevetabilité du vivant et des choix de recherche : de quelles plantes avons-nous besoin, de celles qui favorisent les herbicides de Monsanto, ou de celles qui résistent à la sécheresse, par exemple ? Pour le reste, ce qui menace la nature en France, c’est l’urbanisation pavillonnaire.

Senjin
20.05.08 | 10h07
Coexistence impossible, lieu d'insertion du nouveau gène impossible à déterminer aux conséquences multiples, tests bâclés ou tout simplement oubliés sur la santé des animaux, dissimulation d'informations... etc. Certains insectes contre lesquels luttent les pesticides contenus dans les plantes ont déjà muté et se sont adaptés. Ils doivent maintenant utiliser EN PLUS des insecticides. Durant ce temps, le coton OGM meurt en inde et les paysans se suicident à tour de bras. Mais c'est pas grave.

PASCAL B.
20.05.08 | 10h05
Idéologie, idéologie... peut être, mais de la part de l'auteur de l'article. Pourquoi le gouvernement français ne commande-t-il pas une étude scientifique de 2 ans (à un laboratoire indépendant) sur les conséquences des OGM sur l'organisme humain, au lieu des 3 mois actuels où l'on est incapable d'évaluer précisemment les conséquences sanitaires? Nous verrons alors si c'est de l'idéologie ou pas. Pour plus d'infos http://www.dailymotion.com/video/x54fct_parlonsnet-n9-polemique-autour-mons_news
Olivier V.
20.05.08 | 14h08
Il faudrait laisser la liberté à l'homme de reprogrammer le vivant, sous prétexte de liberté d'entreprendre ? ou pour permettre à l'homme de redonner aux milieux naturels leur équilibre perdu ? Quels succès l'homme a-t-il à son actif pour qu'on puisse imaginer lui confier de tels pouvoirs ? Comment l'entreprise capitaliste pourrait-elle être l'acteur responsable de l'expérimentation sur les milieux naturels et le vivant ? Halte!

 
Th63
20.05.08 | 13h57
Très bon article, renvoyant les anti et les pro OGM à leurs contradictions internes et à celles de leur corpus idéologique. On aimerait retrouver ce recul dans l'analyse plus souvent dans ce journal !

Th63
20.05.08 | 13h55
Très bon article, renvoyant les anti et les pro OGM à leurs contradictions internes et à celles de leur corpus idéologique. On aimerait retrouver ce recul dans l'analyse plus souvent dans ce journal !

mouche_du_coche
20.05.08 | 13h53
cette étude occulte un aspect important: le risque, le fric. Je ne suis pas anti-OGM (il pourrait un jour en sortir un bien), mais j'estime que ceux qui prennent un risque pour faire du bénéfice doivent l'assumer. Et ce, sans limite (contrairement aux accords FIPOL, où dans la pratique, c'est l'état, donc nous, qui paie la majeure partie des dégâts). Monsanto est suffisamment puissant pour trouver au moins 1 assureur dans ces conditions, ou alors il ment sur les conséquences de ses semences.

Alain ProvisT
20.05.08 | 13h43
NON ce n'est pas un débat idéologique : Répandre tout d'un coup, dans le monde entier, des mutations génétiques impossibles dans la nature et naturellement stèriles, provoquera des bouleversements insoupçonnés et incontrôlés, qui resteront PROPRIÉTÉ EXCLUSIVE DE MONSANTO. Si vous trouvez idéologique que tous les paysans du monde entier soient dépendants de MONSANTO, pour chacune de leurs semences annuelles, moi j'appelle cela de l'impérialisme économique (pour rester prudent).

Lecteur X
20.05.08 | 13h40
Je retiendrais qu’une chose : « ce que doit être une démocratie libérale : un système qui vise à donner le plus de choix possible à tous les citoyens en optimisant les libertés de chacun et non de promouvoir une idéologie ou un modèle de société aux dépens d'un autre ». Parce que beaucoup semblent avoir oublier la définition de libéral. Et justement parce que je suis libéral, tant que la cœxistence possible n’aura pas été prouvée, on doit attendre sinon les ogm seront finalement imposés à tous.

FIL
20.05.08 | 13h33
Il s'agit plutôt d'une confrontation irréductible entre une approche idéologique faisant prévaloir la productivité à court terme et une vision philosophique de la préservation de la biodiversité en tant que condition de pérennisation de tout le vivant. Mais cette seconde idée, aussi simple soit-elle, semble outrepasser la bien faible capacité de compréhension de ce "chercheur".

Denis
20.05.08 | 12h43
Ce qui est idéologique, c'est la retention d'information, l'infraction qui consiste à cacher des informations auxquelles le citoyen a légalement accès, les comportements oligopolistiques des firmes. Quant à l'argument pour la survie, on sait depuis longtemps que les famines sont des résultats de stratégies politiques.

VINCENT G.
20.05.08 | 12h41
Jean-Paul Oury est l'auteur d'un ouvrage édifiant intitulé "La querelle des OGM" (PUF) dans lequel il qualifie les faucheurs volontaires de "terroristes" et relaie les thèses des semenciers. Dans cet ouvrage comme dans son article il ignore les données scientifiques qui ne lui conviennent pas et caricature les écologistes en adorateurs d'une nature quasi-divine. Curieusement pour un historien des sciences, il ignore tout des apports scientifiques et historiques de la biologie des milieux.

Silvanus
20.05.08 | 11h49
Si les OGM étaient si formidables que ça, cela se saurait. Il semblerait qu'ils soient au bout de quelques années moins productifs que des semences "naturelles" et que là où l'on sème des OGM, le nombre d'abeille, insecte indispensable pour la pollenisation des végétaux, diminue de manière drastique. La technique n'est pas encore au point, mais le fric qu'elle rapporte aux multinationales céréalières est prodigieux !

cdc
20.05.08 | 11h47
Si les soyas GM ont un rendement de 80% de ceux d'une variété classique, je suppose que les fermiers qui les récoltent sont des imbéciles ou des masochistes. Des références, SVP, MATHILDE H., en anglais bien sûr, je lis le New Scientist chaque semaine et le Scientific American tous les mois ; je n'ai jamais trouvé ce genre de résultats - mais peut-être sont-ils dans le Daily Mirror. http://revereveille.over-blog.com/article-15328598.html

Paul-René C.
20.05.08 | 11h35
Science sans conscience n'est que ruine des semences et de nos santé. Oui, modifier le vivant n'est pas nouveau, mais le but de Monsanto est d'aliéner cultivateur et consommateur avec semences brevetés et chimie associés. Le cultivateur ne peut plus produire ses propres semences et le consommateur y voir clair. Vu le système, les OGM brevetés commerciales, méritent d'être stoppé, elles polluent les sans-OGM. La biodiversité est un bien de l'humanité inaliénable.

Fabrice B.
20.05.08 | 11h17
Excelente article, qui a le mérite de rappeler ce qu'est une démocratie de façon claire. Une idée que malheureusement beaucoup oublient.

thymus
20.05.08 | 11h15
Article idéologique à la réflexion binaire et pseudo-scientifique digne d'un C. Allègre. Les anti-OGM en plein champ ne sont pas les obscurantistes conservateurs "pro-life" présentés ici et les pro-OGM tous azimuts ne sont pas des progressistes, leur vision économique accusant un énorme retard. En dehors de ces extrêmes, il y a des gens intelligents qui seraient capables de s'accorder sur des solutions si les sempiternels partisans de la force brutale ne leur brouillaient pas les pistes.

hassancorso
20.05.08 | 11h10
Il y a longtemps que "Le Monde" n'avait pas publié un article intelligent sur le problème des OGM remettant les choses au point: il s'agit d'un problème politique et s'il faut trancher entre deux conceptions philosophiques irréconciliables ( la nature divinisée/ l'homme maitre de la nature ) celà n'appartient pas à la loi . La politique ( surtout dans une république laïque ) doit permettre l'expression de toutes les opinions et croyances.
Hélène N.
20.05.08 | 20h44
à Bigstop : oui, le blé est une céréale qui a été bien trop modifiée, et provoque des quantités d'intolérance pas toujours dépistées. On en voit les ravages maintenant dans les populations occidentales qui cumulent cet "inconvénient" avec des erreurs nutritionnelles majeures : trop de nourriture, des aliments hyper-industriels, trop raffinés, trop de graisse, de sel. Pas assez d'activités physiques (télé, ordi). Résultat, maladies cardiovasculaires, diabète, maladies auto-immunes, j'en passe...

 
A.Z.
20.05.08 | 19h58
Mon opinion sur les OGM s'est faite le jour où, assistant à un débat, j'ai interrogé deux chercheurs vantant les avantages des OGM, par exemple la possibilité de faire produire à une vache des hormones utiles en médecine humaine. QUESTION : Mais comment faites- vous pour insérer un gène exactement là où se règle le mécanisme de la lactation ? RÉPONSE : Mais on ne sait pas ! On balance le même gène 50 ou 100 fois un peu partout, si on a de la chance certains s'expriment là où se fabrique le lait !

l'imprécateur
20.05.08 | 18h59
Peu de gens sont contre les essais d'OGM en laboratoire ou dans des espaces gérés par l'INRA. ON NE VEUT PAS DU MONDE SELON MONSANTO. C'est tout et c'est simple.

Vogelsang
20.05.08 | 18h59
Si l'idéologie est l'expression affirmée d'un choix de vie et de société, il n'y a pas plus idéologique que la technoscience et ses thuriféraires qui s'imaginent (en se trompant toujours) que le progrès technique va enfin nous rendre invulnérables. Nous remplacons les catastrophes naturelles par des catastrophes techniques mais nous restons à la merci d'un accident. Et ne pas voir l'enjeu commercial des OGM en ignorant le principe de précaution est curieux. Consultant payé par Monsanto?

Igor I.
20.05.08 | 18h54
Docteur en histoire des sciences et technologies, ça ne donne aucune légitimité pour juger de ce que disent les vrais scientifiques sur la question : ce monsieur est un imposteur, qui a trouvé un angle facile - idéologique... Lepage, Juppé, NKM seraient des dangereux gauchistes nostalgiques ? Même les Verts sont bien plus visionnaires que ce que croit l'auteur : depuis 20 ans ils ne cessent - malheureusement - d'avoir raison. Alors, on arrête ou on continue sur la voie du "progrès" ?

Bigstop
20.05.08 | 18h53
Non, je dis antiaméricain parce que la lecture des prospectus de certains mouvements alter-mondialistes (pour ne pas dire extrême gauche) me rappelle certains accents de la propagande collabo en France pendant la guerre. Quant à tous ceux qui se plaignent du fait que les semences Monsanto sont stériles au bout d'un an, vous réalisez que c'est le genre d'abus qui résulte d'une situation dominante ou d'un monopole sur le marché que les anti-OGM offrent à Monsanto?

Vogelsang
20.05.08 | 18h48
"cette capacité de modification est la condition même de sa survie." C'était vrai jusqu'à ce que les contradictions diverses (pollution, raréfaction des ressources, usage capitalistique des richesses naturelles, réchauffement)nous tombent dessus. La capacité d'anticipation des scientifiques et leur naiveté est toujours étonnante et ce monsieur ne déroge pas à la règle. Mais il ne sera plus là pour s'excuser auprés de nos petits enfants qui vivront les conséquences de notre scientisme aveugle.

Bruno E.
20.05.08 | 18h13
En ce qui concerne l'antiaméricanisme mentionné par un lecteur, sachez qu'aux USA il y a un mouvement assez important pour le bio et dans des villes comme San Francisco, NYC, Chicago, Boston etc. vous trouverez un clientele éduqué (et souvent aisé ou vivant bien) qui achète ses tomate et son maïs organique sans OGM. Aux USA le débat a été moins démocratique, on a simplement décidé d'en planter car le lobby industriel (pas de paysans!) a poussé avec du fric. Alors, arrêtez de dire, antiaméricain.

Bruno E.
20.05.08 | 18h09
Il parle un peu blanc et noir, comme ceux qui sont pro-OGM étaient tous des progressistes intéressé par le bien de l'humain. C'est ce foutre du monde que de dire que Monsanto est progressiste; soyons honnête et disons que ça les arrange comme certains politiciens de faire de l'argent avec de la semence stérile qui vous oblige à en racheter chez eux. Je suis scientifique et l'argumentation ne me convainc pas: où est l'urgence d'introduire les OGM en Europe? Et où a-t-elle fait ses preuves?

TOURVILLE
20.05.08 | 17h44
M Oury préfère ignorer les faits. Si la "traçabilité" des OGM est possible, alors pourquoi pas le O,1% demandé par les Bio. Et peu lui chaut qu'en Deux-Sèvres, la semaine passée, une "pollution" aux OGM soit constatée sur des cultures bio à 35 km des OGM. Quant à l'accusation d'obscurantisme portée ici par quelques furieux pro-Monsanto, elles ne sauraient masquer l'histoire, celle de l'amiante, ou du sang contaminé, ou de l'ESB. Alors merci les apprentis sorciers du "progrès", on a déjà donné !

Le+Glaude
20.05.08 | 16h46
Visiblement, M. Oury fait allégeance aux thèses superstitieuses qui font des OGM le salut de l'humanité. Un réac qui se fait passer pour un progressiste ! Penser qu'une découverte scientifique peut être dangereuse et ne pas verser dans le scientisme qui règne depuis des décennies est devenue un crime de lèse-modernité. L'homme creuse sa tombe, M. Oury y va au bulldozer.

Bigstop
20.05.08 | 15h30
Merci à M. Oury pour son courage.C'est devenu un crime d'hérésie politique, dans la France d'aujourd'hui,que de ne pas faire allégeance aux thèses superstitieuses et réac nourries d'anti-américanisme primaire, d'anti-capitalisme et de théorie du complot des anti-OGM.Au fait, le blé est la première céréale génétiquement modifiée par l'homme,quoi qu'avec des moyens plus rudimentaires.Alors, anti-OGM ok,mais alors on est aussi anti-blé et pour le retour au céréales sauvages naturelles

toto
20.05.08 | 14h59
Et donc, L.Leuwen, quelle réponse à la question de la brevetabilité du vivant ?... Et à celle du choix des recherches ? Merci de nous faire profiter de vos lumières!

Gaspard
20.05.08 | 14h40
JP Oury est bien connu pour ses positions sans nuance. A l'opposé des thèses qu'il défend, je reprend l'analyse développée dans le livre "La fracture agricole" (Delachaux & Niestlé, 2008): au-delà des discussions sur les conséquences sanitaires et environnementales des OGM, questions qui sont loin d'être secondaires, le choix des OGM correspond avant tout à une certaine vision de ce que doit être l'agriculture, une vision favorisant les plus grosses exploitations contre l'agriculture familiale.

Cyrano
20.05.08 | 14h40
Yaka Foquon ! Un peu facile tout cela... Où est la garantie de non-prolifération et de réversibilité en cas de prolifération ? Où sont les garanties scientifiques définitives quant à l'inocuité des OGM ? S'agissant de l'étiquettage, l'auteur devrait s'informer un peu plus : c'est le Parlement européen qui décide et sa sensibilité aux lobies est grande : d'où son refus d'étiqueter de manière efficace au profit du consommateur. Le Monde devrait cesser de s'abriter derrière des auteurs obscurs...
ToutEstSimple
21.05.08 | 11h26
Personne ne connait les effets des OGM à moyen et long terme sur l'organisme vivant. Par contre, on sait maintenant (la réalité le prouve) que les OGM contaminent de façon massive les cultures naturelles, de façon totalement incontrôlable. Dire oui aux OGM en plein champ, c'est rendre obligatoire la consommation des OGM pour tout le monde, c'est faire disparaître à terme les cultures naturelles. Ceux qui viennent de céder aux lobbies des semenciers ont pris une grave responsabilité.

 
bach
21.05.08 | 10h19
Mais c'est tout simplement que la querelle ne se limite pas à être bêtement pro ou anti OGM! On peut être pour la recherche, si elle peut apporter des progrès pour la santé, la médecine, et même l'alimentation. Mais être tout à fait opposé à ce que ce soit une grande firme multinationale, agissant en son propre intérêt et dans une vision à court terme, donc sans aucun souci pour la santé publique ou l'alimentation, qui en ait le contrôle...

le fou curieux
21.05.08 | 09h53
Vogelsang : il ne faut pas confondre des scientifiques qui font de la recherche pour comprendre et des firmes agro-industrielles qui font du marketing pour leur profit à court terme Bigstop : il ne faut pas confondre _des_ sélections empiriques intraspécifiques d'épis de blé (impliquant plusieurs gènes adaptés à un milieu local) avec _une_ manipulation interspécifique, à la fois orientée et hasardeuse (pour un seul gène et faisant fi des contraintes environnementales locales)

jean t.
21.05.08 | 08h55
Enfin un article sur les OGM qui fait preuve de rigueur. Le réponse de certains lecteurs du Monde montre justement leur approche idéologue et leur profonde méconnaissance du dossier.

Touque
21.05.08 | 08h46
"Or comme il est reconnu par tous les scientifiques..., la coexistence... est possible.": c'est très mal de faire dire n'importe quoi aux scientifiques. Surtout quand on est docteur en histoire des sciences et des technologies...

Galilleo
21.05.08 | 02h06
Anti-OGM, une vision "naturaliste", "conservatrice du vivant" ? Mais pas du tout, une vision économique : celle qui voit une minorité de personnes bientôt capable de s'approprier le patrimoine d'une majorité. Par ailleurs quelle foi céleste permet-elle de croire que des mécanismes de contrôle vont se mettre en place pour empêcher miraculeusement les contaminations ? Honte aux députés qui ont voté aujourd'hui cette loi inique.

RC
20.05.08 | 23h17
La coexistence est possible ? Comme on l’a vu avec le maïs starlink d’Aventis, au contraire, elle est impossible. Soit Monsieur Oury ne sait pas de quoi il parle, soit il est malhonnête. Je n’ai rien a priori contre les OGM, mais tant qu’on n’aura pas prouvé qu’ils ne présentent aucun danger pour l’environnement et les consommateurs, à court et long terme, je pense que c’est une immense erreur de les autoriser. J’ajoute que l’UMP m’a bcp déçu en passant en force, et que je m’en souviendrai.

Philippe F.
20.05.08 | 23h09
La technologie OGM n'a pas fait ses preuves monsieur ! Chaque jour des paysans indiens se suicident pour y avoir cru, et chaque jour les américains sont plus malades d'en avoir mangé !!! Lisez un peu plus et informez-vous monsieur le docteur aux points de vue bien tranchés.

Claire
20.05.08 | 22h33
oui, oui, bien sûr, la coexistence des cultures oGM et non OGM est possible. oui, oui, on peut se protéger de la contamination.Oui, oui, il ne faut pas s'opposer au progrès. Ah les réacs, quelle plaie ! Et patati ...Tout ça c'est la bonne vieille rhétorique de Monsanto ripolinée parce que figurant dans un discours d'expert. L'habillage intellectuel est nickel chrome. Et l'absence d'étude scientifique indépendante prouvant l'innocuité des OGM , c'est une idée de naturaliste réactionnaire ça ?

W.
20.05.08 | 22h31
Idéologique, donc peu ou prou imbécile, ne reposant que sur des a priori? Voilà donc une analyse bien pauvre, pour un historien des S&t. Que sont les OGM aujourd'hui? Un bienfait pour l'humanité : voilà une vraie réponse bien idéologique. Les OGM sont, à ce jour, un simple bricolage génétique et non une science en soi, et leur utilité économique et sociale n'est pas toujours démontrée, outre qu'ils exigent une technicité hors d'atteinte du "pauvre producteur".Alors, idéologique?

D H.
20.05.08 | 22h04
L'intello dans toute sa splendeur: thèse ,antithèse et..synthèse biensûr et hop on applique ça aux ogm, un peu de philo, de politique,tout le monde est renvoyé dos à dos. A-t-on avancé?Non!Alors ce discours ne sert à rien.Je préfère les articles et livres de scientifiques non achetés pour me faire ma propre opinion.Que la démocratire fasse le reste! Le problème c'est que les rennes du pouvoir sont aux mains des puissances de l'argent.On nous appâte avec des miettes de concertation et ça marche!!

M.
20.05.08 | 21h28
@Bigstop : Vous melangez les choses. Ce n'est pas parce qu'on a fait de la selection pendant des siecles sur des cereales qu'il faut aujoud'hui accepter les yeux fermés d'integrer de l'ADN animal a un vegetal. (sans compter que les bénéfices n'ont pas encore été démontrés, les perspectives de catastrophes SI !) Quand on a eu la crise de la vache folle, tout le monde etait d'accord pour reconnaitre que faire manger de la viande a des vaches c'etait n'importe quoi... Regardez le reportage d'ARTE !

Q.
20.05.08 | 21h25
entièrement d'accord avec tourville: si jamais il n'y a pas de risques, je ne voit pas pourquoi on refuserait le taux de contamination de 0,1%. par rapport à l'article: soit ce monsieur oury prend les lecteurs pour des imbéciles, soit il manque singulièrement de recul.

JEAN LOUIS D.
20.05.08 | 21h03
tiens l' article à la page d' accueil du monde le matin disparait en mi journée : Monsanto est intervenu ?....!

Boizard F.
20.05.08 | 20h47
Je suis sûr d'avoir identifié un effet nocif des OGMs : ils rendent idiots les abonnés du Monde. Messieurs de l'académie suédoise, je suis à votre disposition pour recevoir le prix Nobel.



http://www.unpourcentdinspiration.fr/2008/04/20/363-le-debat-sur-les-ogm-ne-doit-pas-etre-uniquement-technique

Publié dans ogm

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evergreenstate 24/06/2009 13:25

votre demande étant légitime j ai mis votre article en premier plan

par contre quel est votre point de vue par rapport aux objections de la recherche fondamentale notamment du collectif américain ?

Merci

JPO 24/06/2009 07:59

Quelle curieuse façon de présenter mon article en mettant les commentaires avant l'article !