Pôle écolo du PS (archive)

Publié le par evergreenstate

Le "pôle écologique" du PS veut se faire entendre
LEMONDE.FR | 11.06.08 | 15h19  •  Mis à jour le 11.06.08 | 15h48

ême si les débats internes restent dominés par les enjeux de pouvoir et les manœuvres préparatoires au prochain congrès de Reims, prévu en novembre, le "pôle écologique" constitué au sein du Parti socialiste compte mettre à profit les prochaines échéances pour se faire entendre.

 

Mardi 10 juin, ce groupe qui rassemble des dirigeants de sensibilités diverses (le fabiusien Géraud Guibert, secrétaire national à l'environnement, Christophe Caresche, député de Paris, proche de Bertrand Delanoë ou Nicole Bricq, sénatrice de Seine-et-Marne, strauss-kahnienne) a fait adopter en commission plusieurs amendements à la déclaration de principes du PS (qui sera avalisée lors de la convention nationale du 14 juin à Paris).

 

Parmi les modifications, qui avaient reçu le soutien d'une quinzaine de fédérations départementales, figurent l'engagement en faveur d'une croissance "compatible avec l'impératif écologique" (le texte initial de la déclaration de principes évoquait "une croissance forte et durable") capable d'assurer "la préservation des écosystèmes et leur capacité à se régénérer" en "réduisant les prélèvements sur les ressources". Figure aussi la reconnaissance "du changement climatique" et du principe de précaution.

"REFONDER UN PARTI POUR TOUTE LA GAUCHE"

D'autre part, les représentants du pôle écologique vont présenter une contribution générale d'avant-congrès. Présenté mercredi 11 juin, ce texte, provisoirement intitulé "Pour un socialisme écologique", constate que "les socialistes ont trop longtemps donné l'impression de ne pas s'intéresser vraiment à la nécessaire conciliation des intérêts économiques, des besoins sociaux et des impératifs écologiques".

Cette contribution conteste le bien-fondé du rétablissement de la TIPP flottante, une mesure réclamée par le PS et qui permettrait de réduire la fiscalité sur le carburant dans un contexte de hausse du cours du pétrole. "Pour être cohérent avec le double objectif de réduction des inégalités et de préparation de l'après-pétrole, nous pensons qu'il faut écarter toute mesure de réduction générale de la fiscalité pétrolière, mais en revanche garantir aux ménages les plus modestes une compensation par une hausse des minima sociaux, du smic et de la prime pour l'emploi", insiste le texte.

Cette contribution du pôle écologique du PS – qui réclame l'abandon de la filière des réacteurs EPR de troisième génération mais se défend d'être "antinucléaire" – signée par une dizaine de parlementaires, estime également que "l'essentiel aujourd'hui n'est pas de discuter des alliances impossibles avec Besancenot ou Bayrou ou des impasses de la gauche plurielle, mais de refonder un parti pour toute la gauche, obtenant durablement plus de 35 % des voix". Selon ses initiateurs, cette contribution "ne préfigure pas forcément le dépôt d'une motion" soumise au vote. "Tout dépendra de la configuration du congrès", indique M. Guibert.


Jean-Michel Normand

Publié dans politique

Commenter cet article