L'impact incertain de la taxe carbone ? ou les résistances fortes face à la vérité qui dérange ...

Publié le par evergreenstate

il y a malheureusement  beaucoup de résistances même parmi les écologistes , c'est bien dommage parce qu'au delà de sa nécessitée absolue, rappelons qui il faut impérativement diviser par 4 nos GES (Gaz à Effets de Serre, c'est aussi une arme anti delocalisation et finalement cet outil peut être mieux accepté pas nos partenaires qu'une TVA sociale qui mal expliquée, et frileusement défendue pour des raisons démagogiques reste impopulaire.

Ainsi Je pense à contre courant, qu'une TVA sociale ou mieux la taxe Carbone pousserait  vers un  haut qualitatif notre modèle de consommation, ce que  cherche à promouvoir les vrais tenants de du développement soutenable.


De toute évidence la taxe Carbone viendra d''elle même, par la force des choses avec la raréfaction des énergies fossiles , par contre les économies à Carbone cher auront anticipé et seront doublement gagnantes , en étant les premiers dans les nouvelles technos, en second lieu en amortissant le renchérissement inévitable des énergies fossiles.

 Un bel exemple pur illustrer mon propos est en partie le cas de l'industrie européennes de L'automobile qui a mieux résisté que celle des US aiguillonnée par  taxes sur les carburants, et par la force des choses beaucoup plus innovante.


C'est donc grâce à la TIPP que nous avons encore une industrie automobile en France .


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L'impact incertain de la taxe carbone

A
moins de six mois du sommet de Copenhague, capital pour la lutte contre le réchauffement climatique, la taxe carbone sur les énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) refait parler d'elle. Réclamée avec insistance par les associations écologistes, elle devait être, jeudi 2 et vendredi 3 juillet, au cœur des tractations de la
Conférence des experts sur la CCE(Contribution climat-énergie), réunissant à Paris un panel d'économistes, d'industriels, de syndicalistes et de représentants d'ONG, qui doivent émettre des recommandations. Douze ans après l'adoption du protocole de Kyoto, destiné à entraîner une réduction substantielle des émissions de CO2, les différents acteurs du dossier s'accordent à reconnaître que l'objectif de cette taxe est salutaire. Sur sa portée et son impact probables, en revanche, les avis divergent.
D'après deux récents sondages, classique et "collaboratif", réalisés en ligne pour le compte de la Fondation Nicolas-Hulot par l'Institut LH2, les Français approuvent très largement le principe d'une taxe carbone, pour peu qu'ils soient éclairés sur la question. Ainsi, avec un minimum d'informations, 66 % des sondés "classiques" sont pour. Au niveau du sondage "collaboratif", ce sont 84 % qui y sont favorables (dont 45 % très favorables), ce chiffre passant à 94 % (60 % très favorables) après consultation de vidéos explicatives. Le sondage collaboratif implique une participation libre et volontaire des sondés, dont les opinions sont mesurées avant et après la diffusion de vidéos d'informations.
  • La taxe carbone, un outil efficace ?

En dépit du volontarisme politique affiché par Nicolas Sarkozy devant le Congrès le 22 juin, un certain scepticisme prévaut, en particulier au niveau des associations de consommateurs, sur l'efficacité à long terme de la taxe carbone. "Nous sommes d'accord avec son principe, c'est-à-dire la nécessité de consommer moins d'énergies fossiles. Mais nous avons des doutes sur son efficacité, car le fait de dire : 'on augmente le prix, donc la consommation baisse' n'est pas démontré. Ce lien n'est pas automatique", argumente Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir. Pour Benoît Faraco, coordinateur "changements climatiques et énergie" à la Fondation Nicolas-Hulot, la taxe carbone est un signal fort, qui doit être avant tout apprécié dans le temps. "Si la taxe carbone est mise en application, les consommateurs n'en ressentiront pas les effets immédiatement, dès les premiers mois. Il faudra attendre un à trois ans avant que des changements soient perceptibles", prédit-il. "Mais c'est une mesure structurante, sans laquelle il sera impossible de répondre aux objectifs[préétablis par le protocole de Kyoto]."

  • La taxe carbone peut-elle avoir un impact sur le pouvoir d'achat des consommateurs ?

Pour l'UFC-Que Choisir, la réponse – affirmative – ne fait aucun doute, dans la mesure où tous les consommateurs ne sont pas égaux en termes de dépendance à l'énergie fossile. "Les personnes qui ne peuvent pas se passer de leur voiture, par exemple, en zone rurale ou périurbaine, ne pourront pas consommer moins. Elles seront donc touchées de plein fouet par la taxe carbone. Pour ces personnes-là, l'impact se chiffrera en centaines d'euros", explique Alain Bazot. Le constat est partagé par la Fondation Nicolas-Hulot, même si le ton se veut plus rassurant : "L'impact, on le connaît. Il est d'environ 5 à 6 centimes par litre d'essence et d'un centime par kilowatt/heure de gaz. C'est pourquoi nous proposons une compensation par le biais d'un 'chèque vert'. Ainsi, ce qui est prélevé aux consommateurs est restitué aux consommateurs", insiste M. Faraco.

  • La taxe carbone est-elle susceptible de générer des gains de croissance pour l'Etat ?

A la Fondation Nicolas-Hulot, on fait le pari d'un effet positif combiné sur les consommateurs et indirectement sur l'Etat, par le biais des entreprises. "La taxe carbone va produire de la croissance, car il y aura redistribution aux ménages, via le 'chèque vert', et aux entreprises, sous forme d'allègements de charges [sociales]. Cela va encourager l'emploi et nourrir un cycle vertueux", anticipe M. Faraco.M. Bazot, lui, rejette cette prévision et n'hésite pas à évoquer une "instrumentalisation du sentiment écologiste". "Cette taxe carbone, en réalité, a d'abord pour finalité de financer une réforme de la fiscalité des entreprises. C'est une manipulation de l'opinion publique", juge-t-il, tout en plaidant pour l'utilisation d'autres leviers (impôt sur le revenu, impôt sur le capital...). "Qu'on veuille alléger les charges, pourquoi pas, mais sans faire des consommateurs la vache à lait exclusive." Et le président de l'association de consommateurs de s'interroger : "Comment se fait-il que l'on taxe les consommateurs d'énergie et pas les producteurs d'énergie, qui font des milliards de bénéfices ? Est-ce normal ?"

Aymeric Janier, avec AFP
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