L'UFC-Que choisir désigne la moquette "plus mauvais revêtement"

Publié le par evergreenstate


 
 


L'UFC-Que choisir désigne la moquette "plus mauvais revêtement"
LE MONDE | 25.08.09 | 17h41  •  Mis à jour le 25.08.09 | 17h42

'e président de l'UFC-Que choisir, Alain Bazot, a demandé, mardi 25 août, lors d'une conférence de presse, l'interdiction de toutes les substances reconnues comme dangereuses présentes dans les produits de consommation, de décoration et de construction ; un étiquetage sur la présence, en composition et en émission, des substances toxiques ; l'incitation à installer des systèmes de ventilation efficaces... Car à l'intérieur l'air est plus pollué qu'à l'extérieur. Or, une personne passe 70 % à 90 % de son temps sous un toit (maison, bureau, école, transports, etc.).

 

L'association de consommateurs se fonde sur un nouveau test révélant la nocivité de certains revêtements de sol. Ainsi, sur huit moquettes encollées testées, cinq restituent du formaldéhyde (un gaz très irritant à très faibles doses), classé cancérogène ; certaines, du toluène, suspecté d'être mauvais pour la reproduction et un puissant neurotoxique ; et des éthers de glycol.

PROBLÈMES D'ALLERGIE

Le maximum d'émissions de composés organiques volatils (COV), qui regroupent de nombreuses substances chimiques, relevé à huit jours est de 320 microgrammes par mètre cube (320 µg/m3), soit une valeur très supérieure au seuil de confort de 200 µg/m3, indique la revue dans son numéro de septembre. Conclusion : "La moquette est le plus mauvais revêtement : elle stocke à la fois les acariens et la poussière." Les moquettes encollées rejoignent donc la longue liste des produits testés par UFC-Que choisir "dont les émissions trop importantes de certains COV induisent une nocivité démontrée", souligne l'association.

Plus de 100 000 substances chimiques, dont le formaldéhyde, font partie de notre quotidien. Certaines contribuent à la formation de cancers, de problèmes de reproduction et d'allergie. Cette pollution affecte d'abord les personnes les plus fragiles. Peintures, colles, cosmétiques, désodorisants, produits ménagers, cigarettes, etc. constituent autant de produits nocifs. L'Observatoire de la qualité de l'air intérieur a identifié les substances les plus dangereuses. Pourtant, "les pouvoirs publics, comme les professionnels, ont fait bien peu pour réduire cette pollution", déplore l'association.


Pour en savoir plus :

prevention-maison.fr ; air-interieur.org



Pascale Santi
Article paru dans l'édition du 26.08.09

Publié dans santé

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