Des faits rien que des faits (principe de précaution ?)

Un indicateur bien connu Mauna LOA CO2
que vous voyez souvent cité le prermier indicteur mondial

File:Mauna Loa Carbon Dioxide-fr.svg


Stephen Schneider thinks that we should take action and argues in favour of the precautionary principle. He says: 'It's absolute nonsense to say that we need absolute proof, beacuse we don't do that in military decisions, we don't do that in medical decisions and we don't do that in economic decisions. So why are we trying to do that in environmental decisions, because special interests are against the precautionary principle.'


http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2693


Climat : notre quota carbone sera épuisé à partir de 2020
2 mai 2009

1000 milliards de tonnes de CO2. Voilà quel est notre crédit carburant fossile à ne pas dépasser entre 2000 et 2050 si nous voulons poursuivre notre trajet tout en restant dans la limite des 2°C de réchauffement, selon une nouvelle étude publiée par Nature. Ces 1000 milliards correspondent à un quart de l’ensemble des réserves fossiles estimées. Où se situe aujourd’hui la jauge de notre consommation ? Au tiers. Ce qui signifie qu’au rythme actuel, sans action immédiate, le quota carbone que l’humanité s’est octroyé sur le demi siècle sera épuisé à partir de 2020. Où se trouve la prochaine station service délivrant de l’énergie propre ? Nulle part sur la carte. Elle n’est pas encore construite.


Par Steve Connor, The Independent, 30 avril 2009

Le niveau de gaz à effet de serre que la communauté internationale s’était fixé comme limite sera dépassé dans un délai de deux décennies. Une nouvelle étude scientifique indique que la température mondiale moyenne s’élèvera au-dessus du seuil qui pourrait provoquer de dangereux changements climatiques au cours de cette période.

Les scientifiques ont calculé que l’humanité avait déjà émis environ un tiers de la quantité totale de dioxyde de carbone (CO2) qui pourrait être relâchée dans l’atmosphère entre 2000 et 2050 tout en restant dans une hausse moyenne de 2°C des températures à l’échelle mondiale.

Au rythme où le CO2 est émis à l’heure actuelle au niveau mondial - en augmentation de 3% par an - cette valeur limite totale de 1,000 milliard de tonnes sera dépassée dans les 20 ans, soit environ 20 ans plus tôt que ce qui était prévu en vertu des obligations internationales. « Si nous continuons à brûler des combustibles fossiles, comme nous le faisons, nous aurons épuisé le budget carbone dans seulement 20 ans, et le réchauffement de la planète ira bien au-delà de 2°C », prévient Malte Meinshausen de l’Institut de Potsdam pour la recherche sur le climat en Allemagne, qui a dirigé cette étude publiée dans Nature.

« Les réductions dans les émissions mondiales doivent commencer sans tarder - avant 2020. Si nous attendons plus longtemps, l’élimination requise des émissions de carbone entraînera d’énormes coûts économiques et posera des défis technologiques considérables. Nous ne devons pas oublier que les 2°C de réchauffement moyen mondial nous placeraient loin au-dessus des variations que la Terre a connu depuis que nous, les humains, sommes dans les parages ».

C’est la première fois que les scientifiques calculent avec précision la quantité de gaz à effet de serre qui peut être répandue dans l’atmosphère entre 2000 et 2050 tout en conservant une chance raisonnable d’éviter une hausse de température supérieure à 2°C au-dessus de niveaux pré-industriels, qui est communément considérée comme un seuil de sécurité.

Les scientifiques ont déterminé que la quantité totale de gaz à effet de serre qui pourrait être émise durant cette période serait équivalente à 1000 milliards de tonnes de CO2. Ceci équivaut à environ 25% des réserves connues de pétrole, de gaz et de charbon, a déclaré Bill Hare, l’un des co-auteurs de cette publication.

L’étude conclut également que la communauté internationale doit s’accorder sur une réduction des émissions de dioxyde de carbone de plus de 50% d’ici 2050 pour que la probabilité du risque d’un dépassement des 2°C de réchauffement soit limitée à 25%.

« Avec chaque année de retard [pour un accord sur de nouvelles réductions], nous consommons une grande partie de notre budget d’émissions, perdons nos marges de manoeuvre et augmentons les probabilités de conséquences dangereuses », déclare Reto Knutti de l’Institut fédéral suisse de Technologie de Zurich, un membre de l’équipe de recherche.

Myles Allen de l’Université d’Oxford précise que le total des émissions de CO2 qui se sont accumulées dans l’atmosphère depuis le début de la révolution industrielle au milieu du 18ème siècle est vraiment déterminant pour les futurs changements climatiques.

« La Nature ne se soucie pas de dates. Afin d’éviter de dangereux changements climatiques, nous devrons limiter le montant total de carbone que nous injectons dans l’atmosphère, et pas seulement le taux d’émission au cours d’une année », déclare le Dr Allen.

Contre Info - Commentaire

Nb : Nature publie deux études sur l’effet cumulé de l’usage des combustibles fossiles, faisant toutes deux référence à un chiffre de 1000 milliards de tonnes.

Il convient de prendre garde au fait que pour l’une Warming caused by cumulative carbon emissions towards the trillionth tonne, les 1000 milliards de tonnes sont le total des combustibles fossiles qui pourraient être utilisés par l’homme [1], et dans l’autre (Greenhouse-gas emission targets for limiting global warming to 2 °C, cf ci-dessous, en gras) 1000 milliards de tonnes est la quantité de gaz à effets de serre qui pourraient être émis entre 2000 et 2050.

Une tonne de carbone équivaut à 3,67 tonnes de CO2.

Sur le web :

Greenhouse-gas emission targets for limiting global warming to 2 °C

Nature

Malte Meinshausen, Nicolai Meinshausen, William Hare, Sarah C. B. Raper, Katja Frieler, Reto Knutti, David J. Frame, & Myles R. Allen

More than 100 countries have adopted a global warming limit of 2 °C or below (relative to pre-industrial levels) as a guiding principle for mitigation efforts to reduce climate change risks, impacts and damages.

However, the greenhouse gas (GHG) emissions corresponding to a specified maximum warming are poorly known owing to uncertainties in the carbon cycle and the climate response. Here we provide a comprehensive probabilistic analysis aimed at quantifying GHG emission budgets for the 2000-50 period that would limit warming throughout the twenty-first century to below 2 °C, based on a combination of published distributions of climate system properties and observational constraints.

We show that, for the chosen class of emission scenarios, both cumulative emissions up to 2050 and emission levels in 2050 are robust indicators of the probability that twenty-first century warming will not exceed 2 °C relative to pre-industrial temperatures.

Limiting cumulative CO2 emissions over 2000-50 to 1,000 Gt CO2 yields a 25% probability of warming exceeding 2 °C-and a limit of 1,440 Gt CO2 yields a 50% probability-given a representative estimate of the distribution of climate system properties.

As known 2000-06 CO2 emissions were 234 Gt CO2, less than half the proven economically recoverable oil, gas and coal reserves can still be emitted up to 2050 to achieve such a goal.

Recent G8 Communiqués envisage halved global GHG emissions by 2050, for which we estimate a 12-45% probability of exceeding 2 °C-assuming 1990 as emission base year and a range of published climate sensitivity distributions. Emissions levels in 2020 are a less robust indicator, but for the scenarios considered, the probability of exceeding 2 °C rises to 53-87% if global GHG emissions are still more than 25% above 2000 levels in 2020.



la banquise

L’isthme de glace reliant la plate-forme Wilkins à l’Antarctique s’est brisé
6 avril 2009

Le pont de glace reliant la plate-forme Wilkins à l’Antarctique a commencé à se disloquer les jours derniers, avant de se briser samedi 4 avril. Durant les cinquantes dernières années, la péninsule Antarctique s’est réchauffée de 2,5°C. En 2008, la plaque Wilkins, formée au cours des millénaires, a perdu 14% de sa surface.

Agence Spatiale Européenne, 3 avril 2009

La plate-forme glaciaire Wilkins risque de se séparer de la péninsule Antarctique car le pont de glace qui la relie au îles Latady et Charcot semble sur le point de s’effondrer. L’amorce de ce qui semble être la disparition de ce pont glace a débuté cette semaine, lorsque la formation de nouvelles fractures le long de son axe central a provoqué la dislocation d’un gros bloc de glace.   Les images acquises le 2 avril par l’Advanced Synthetic Aperture Radar (ASAR), embarqué sur le satellite Envisat de l’Agence Spatiale Européenne, confirment que les failles sont en expansion rapide sur le pont de glace.

La Dr Angelika Humbert de l’Institut de Géophysique de l’Université de Münster, et le Dr Matthias Braun du Centre de télédétection de l’Université de Bonn, ont été les témoins de ces évolutions récentes dans le cadre de leurs activités de surveillance de la plaque de glace, en utilisant des données d’Envisat et du satellite TerraSAR-X du Centre Aérospatial Allemand.

Les images satellite de la plate-forme Wilkins sont à la disposition du public via la Webcam de l’espace de l’ASE. Cette page web sera mise à jour avec les images réalisées par Envisat au fur et à mesure de leur acquisition et elle permettront de suivre cet événement.

L’acquisition quotidienne d’images de l’Antarctique a fourni aux chercheurs une série chronologique sans précédent de la récente débâcle et leur a permis de surveiller en permanence ces évènements pour mieux comprendre le processus de dislocation de la glace. Le satellite Envisat a été le témoin des nombreuses évolutions qui sont apparues en 2008. Fin février, 425 km2 de glace s’étaient désagrégés, réduisant le pont à une bande de 6 km de large. A la fin du mois de mai, un bloc de 162 km2 s’était détaché, resserrant à 2,7 km la largeur du pont, et à seulement 900 m en son point le plus étroit.

« Au cours des derniers mois, nous avons observé la déformation de ce pont de glace et de son emplacement le plus étroit qui agissait comme une sorte de charnière », précise Mme Humbert.

« Pendant cette dernière année, le plateau de glace a perdu environ 1800 kilomètres carrés, soit environ 14% de sa superficie. Les cassures de Février et Mai 2008 se sont déroulées en quelques heures, laissant la partie restante du pont de glace dans une situation précaire, » explique-t-elle. « L’évolution de la faille au cours des mois d’octobre et de novembre a vraisemblablement entraîné la perte de 1.220 kilomètres carrés le long du front de glace en juin et juillet 2008. »

L’inlandsis en Antarctique s’est formé durant des milliers d’années par l’accumulation de neige qui s’est ensuite compactée. Le long des côtes, la glace a progressivement glissé sur la mer, formant ainsi des corniches massive connues sous le nom de plates-formes de glace (Ice Shelf). Plusieurs parmi ces plates-formes de glace, dont sept au cours des 20 dernières années, ont diminué de surface et se sont désintégrées.

Le plateau de glace Wilkins est resté stable durant la majeure partie du siècle dernier, avant de commencer à diminuer dans les années 1990. Les scientifiques étudient le processus et recherchent les causes et de ces dislocations récentes afin de déterminer si la situation actuelle est liée au réchauffement extraordinaire observé au cours des 50 dernières années, durant lesquelles la péninsule Antarctique s’est réchauffée de 2,5 ° C - soit beaucoup plus que la moyenne.   Les régions polaires sont très éloignées et les conditions qui y règnent, la faible durée du jour et l’épaisse couverture de nuages rendent très difficile les observations. L’avènement des satellites a permis aux scientifiques de surveiller en permanence ces régions.

Le système ASAR est particulièrement adapté à la surveillance des pôles car il peut opérer de nuit et à traverser les nuages. La surveillance par satellite de l’Antarctique sur le long terme est importante car elle fournit des preuves de l’évolution et permet aux scientifiques de faire des prévisions.

Sur le Web

L’Express : Le pont reliant la plateforme à l’Antractique s’est brisé le samedi



Preparer Copenhague

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